Ils sont attablés dans un coin de la boîte de nuit. Il est tard. Les verres encombrent la table. La musique est assourdissante et il faut se pencher vers l’oreille de son voisin pour se faire entendre. Ils sont plusieurs jeunes hommes et quelques jolies filles. Elles rient aux éclats pour se faire remarquer et relèvent négligemment une mèche. Les jeunes gens se bousculent entre eux d’un air entendu. L’air est étouffant, il fait très chaud. La transpiration des danseurs laisse une odeur acre flotter dans l’atmosphère. C’est la fin de la soirée. La musique s’arrête et les lumières s’allument. Il est temps de rentrer. Les couples se sont formés pour certains.

 

Il est l’heure de quitter les fauteuils et les poufs confortables aux couleurs acidulées. Il s’agit maintenant de se lever. Mais le corps ne suit pas, il ne veut pas obéir à certains. Il parait déséquilibré et ressemble à un pantin à qui on aurait coupé les fils. Si l’alcool donne d’abord l’impression d’être le roi du monde, la suite ressemble plus à la version longue du film « Titanic ». Tangage et roulis mènent les buveurs, filles ou garçons, à avancer péniblement en s’accrochant à ce qu’ils peuvent. La soirée se termine avec la sensation d’avoir le mal de mer. Le réveil sera difficile, le mal de tête va remplacer les rêves de séduction. « La soirée était d’enfer ! » Il vaut mieux dire ça que de reconnaître qu’elle a fini en enfer ! Et c’est le meilleur des cas, rester en vie face au ridicule qui ne tue pas, lui.

 

 

5939816535_f58e9cc923.jpg

Retour à l'accueil