Sourire d’enfant, sourire innocent, tes lèvres parfois boudeuses montrent tes petites dents. En voici une qui tremble un peu.  La souris verte la guette. L’index de ta main ronde et potelée entre dans ta bouche et tu mordilles ton doigt.

 

Sourire d’enfant, sourire innocent, pourquoi faut-il qu’on te fasse du mal ? Tu donnes envie de te serrer dans les bras et de te couvrir de baisers. Une tache de chocolat s’attarde au coin de tes lèvres.

 

Sourire d’enfant, sourire innocent, qu’as-tu fait pour que des adultes te fassent subir des violences ? Tu joues, tu pleures, tu exploses de rire, tu pousses des petits cris de joie. Tu embrasses les joues sur lesquelles tu laisses de la confiture et du sucre qui sent la fraise.

 

Sourire d’enfant, sourire innocent, tu ne deviendras jamais grand. Tu es petit et fragile et il est si facile de couper le fil de ta vie. Car même si tes yeux sont toujours ouverts, même si tu respires, on a tué ton âme d’enfant…

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