vacances 2006 176

 

Certains matins, on se lève avec l’envie de rester au fond du lit. La fatigue, le froid, un désir de ne pas affronter le monde… le goût de se lover dans les draps tout chauds de chaleur humaine et de rêvasser… Dans ces moments-là, le corps semble si lourd et poser le pied sur le sol est le premier cap à franchir. La douce tiédeur du lit déshabille le corps las qui est subitement réveillé par la différence de température.

 

Et d’autres matins, on se sent conquérant. L’impatience d’attaquer la journée avec la sensation d’être un conquérant fait faire le premier pas à côté de son lit comme si c’était le plus grand du monde. On se sent un peu Neil Armstrong lorsqu’il fit le premier pas sur la lune, on se déplace comme lui en apesanteur avec la légèreté du plaisir d’exister.

 

La vie est un parcours compliqué dont il faut savoir connaître le plan. On se trompe, on ne tourne pas tout de suite au bon carrefour, les voitures sont encombrantes et bruyantes et les accidents sont pléthores. Mais arriver enfin à l’endroit qu’on s’est fixé est un triomphe. Peu importe d’être seul et que les photographes ne sont pas à l’arrivée pour faire crépiter les flashes. L’essentiel n’est pas de dépasser les autres, mais de se dépasser. La compétition avec les autres candidats est une gageure face à celle qu’on engage avec soi. Etre plus redoutable avec soi-même qu’avec les autres est la valeur à se fixer car il n’y a pire traître que soi et sa propre faiblesse. L'humour permet de conserver une bonne part d'humilité et de continuer à avancer.

 

vacances-2006-178.jpg

 

 

Retour à l'accueil