Ce matin, j’ai ouvert les yeux sur un ciel gris. La pluie verse ses larmes sur la terre desséchée. Le cœur du monde bat la chamade dans un silence glaçant. Les populations de tous les pays sont en attente. Le monde va mal. L’Homme est le digne fils de Gaïa qui enfante et réclame des sacrifices tout à la fois. Il dévore la planète et met en danger tous ceux qui ne demandaient qu’à vivre de leur travail. Désormais, on ne voit plus que le désespoir sous forme de films ou d’informations. Où est la gaieté, où sont les couleurs ? Où est la vie ?

 

Ce soir, j’ai fermé les yeux sur un ciel noir. Les étoiles ne brillent plus, elles n’en ont plus la force. Les fleurs ont fermé leurs pétales aux abeilles et aux papillons, les oiseaux ne chantent plus la venue du printemps, le soleil ne regarde plus la terre.

 

Demain, j’ouvrirai les yeux sur l’espoir car ce n’est pas encore la fin. Je veux croire en un monde meilleur, en des hommes cléments et généreux. Je veux croire car le sang coule encore dans mes veines, parce que je respire encore. Je veux croire en l’Humanité, ma Sœur.Nuits-de-la-Citadelle-165.jpg

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