Le monde n’en finit pas de pleurer dans le cœur des hommes. L’eau se tarit alors que s’écoulent des rivières de diamants. Chaque matin, la lumière détourne son regard devant l’indifférence. Les enfants qui croyaient aux contes de fée sont des adultes qui croient désormais aux comptes bancaires. Les feuilles de l’automne s’envolent avec le vent alors que les feuilles d’impôts s’appesantissent.

 

Il fut un temps où les veillées réchauffaient les cœurs. On n’avait pas besoin de téléphoner dans la rue pour se parler. On n’avait pas des maisons pleines d’objets dont on oublie l’usage, mais la tête emplie des autres. La vie était très dure, les cœurs aussi souvent. Parce qu’il fallait bien survivre. Aujourd’hui, vivre fait si peur que certains préfèrent mourir.

 

J’aimerais t’offrir quelques fleurs fragiles et délicates de gaieté enveloppées dans du papier de soie rien que pour toi. Saurais-tu les mettre dans un vase de bonheur et les arroser d’amour chaque jour ? Si le cœur des hommes pouvait se mettre à sourire, le monde brillerait d’éclats de rire.

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