C’est la fin de la journée, la nuit descend tandis que le silence tombe doucement sur Peyruis. Les lampadaires ronds comme des ballons s’illuminent et éclairent les rues qui se vident. Les volets se ferment et les lumières s’allument dans le giron des maisons. La pénombre doucement s’active. La vie nocturne se réveille. Les chiens errants viennent renifler les angles des murs et les roues des voitures. Les chats s’étirent et ouvrent le mystère de leurs yeux en amande. Les mulots se faufilent entre les pots de fleurs et tournent autour des fragments à grignoter. Les insectes arpentent le sol dans des chemins sinueux. Les bruits de la nuit chuchotent. Le ciel s’habille d’étoiles. La magie de la nuit se réveille…

 

Tout un monde de mystère ouvre ses mains. Les fontaines prennent des formes étranges. Sur les toits, les cheminées deviennent des ombres fantomatiques. Le château se dresse dans le noir et les oiseaux nocturnes le survolent sans bruit. Les mouvements furtifs apparaissent. La rondeur des lampadaires étire quelques fragments de lumière que la nuit étouffe sans bruit… Lorsque le petit matin éclaire les rues et que la lumière artificielle étouffe ses reflets, les volets s’ouvrent en baillant. Chacun reprend le cours de sa journée abandonnée la veille. La vie nocturne est repartie dans l’anonymat, et attend son heure…

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