123C’est sur une étendue d’une trentaine d’hectares à Upaix, au milieu d’espaces verts à perte de vue, que Claude et Brigitte Borlet vivent et élèvent leurs chevaux, des purs sangs arabes et anglo-arabes. C’est leur travail, leur moyen de vivre, mais c’est également un grand bonheur pour eux. C’est d’ailleurs sans doute pour cela que leurs bêtes sont magnifiques et visiblement en bonne santé. Il suffit d’observer Merouan qui paisse paisiblement au fond du parc et finit par trotter et faire quelques démonstrations de galop d’une allure particulièrement altière. C’est un champion des courses d’endurance qui a gagné une médaille d’argent à Albenc. La qualité de l’élevage est telle que Claude et Brigitte ont vendu des chevaux aux émirats Arabes qu’on sait réputés pour leurs connaissances pointues en matière d’équitation et qui sont une référence dans ce domaine. Ils travaillent souvent avec de jeunes cavaliers professionnels qui veulent se faire connaître et concourent avec les chevaux de la famille Borlet. Leur élevage fait partie des quatre pilotes en région PACA et Claude est responsable du GECE de la région (Groupement d’Eleveurs de Chevaux d’Endurance).

 

034.jpg« Cela fait trente ans qu’on fait de l’élevage de chevaux, » raconte Claude. « Je suis un ancien maréchal ferrant et Brigitte monte depuis très longtemps. On a choisi de les faire vivre en altitude en extérieur afin de les endurcir et de les rendre résistants. Ils peuvent s’abriter, ils ont tout ce qu’il faut, mais en vivant ainsi, on voit la différence, c’est très net. Ils sont plus endurants et récupèrent plus vite. » Ils ont six à dix poulinières qu’ils font saillir à un rythme assez doux. « Elles ne sont pas saillies toute l’année afin qu’elles ne soient pas trop fatiguées. Merouan est notre champion et il est aussi le père de plusieurs de nos poulains. » Malheureusement, les rentrées d’argent avec l’élevage ne sont pas suffisamment régulières et les courses coûtent chères. Il n’est pas question de sacrifier les chevaux et leur qualité de vie. Et s’il leur est arrivé de vendre parfois quelques poulains, ils préfèrent les vendre à partir de cinq ans.

 

Il leur a fallu trouver d’autres sources de revenus. Brigitte a décidé d’arrêter de fumer l’an dernier, et les économies engendrées leur ont permis de se constituer un troupeau de chèvres pour lesquelles elle éprouve une véritable passion. Ils ont ainsi le projet de construire une fromagerie qui fera 120 m2 avec le hangar et une chèvrerie sur 340 m2 qui pourra accueillir une quarantaine de chèvres et espèrent être opérationnels le plus vite possible. Ils vont ainsi créer des fromages, des savons, des yaourts, tous les produits dérivés du lait qui seront déposés chez des revendeurs. Les produits naturels proposés à la vente respecteront le corps humain avec la nourriture comme avec les produits d’hygiène. L’enthousiasme et la volonté qui 068les habitent sont tels qu’ils ne sont pas en manque d’idées et qu’ils envisageraient de créer une branche cosmétique.

 

Déterminés et heureux au milieu des chevaux qu’ils câlinent et qu’ils admirent avec une certaine émotion et des chèvres qui déferlent au milieu des champs, bousculées par la plus jeune des chiennes, on ne peut que leur souhaiter la réussite dans ce chemin qu’ils se sont tracés et qu’ils vont – forcément - réussir.

 

 

 

Pour les contacter : 06.07.52.48.73 ou 06.64.80.42.69 ou brigitteborlet@hotmail.com

 

 

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