On  entend beaucoup parler de la maladie d’Alzheimer car on en  dénombre de plus en plus et le vieillissement de la population en est l’une des raisons. En effet, les malades atteints sont de plus en plus nombreux lorsqu’on avance dans l’âge. On compte 225 000 nouveaux patients par an en France. C’est une maladie qui affecte le fonctionnement intellectuel et le comportement. Les signes précurseurs passent souvent inaperçus, ce sont des oublis auxquels on ne fait pas vraiment attention jusqu’à ce qu’ils deviennent répétitifs et plus nombreux. L’entourage est généralement surpris par certains comportements. Il est vrai que la personne atteinte par la maladie se souvient généralement de faits anciens, souvent avec une précision étonnante. Ce sont des histoires maintes fois répétées. Mais les faits récents finissent par disparaître de la mémoire et les questions deviennent répétitives. L’indifférence, la passivité, l’agressivité finissent par s’installer. On a souvent mis ces comportements sur le compte du vieillissement alors que ce sont les premiers signes annonciateurs.

 

Les fonctions des cellules nerveuses du cerveau sont détruites petit à petit et ces destructions sont irréversibles. Les zones touchées en premier sont celles de la mémoire pour s’étendre vers celles du langage et du raisonnement ainsi que celles des gestes.  Ceci étant dit, on conseille souvent de ne pas parler du malade et de son comportement devant lui, même dans les états les plus avancés car rien ne prouve qu’il n’ait pas des moments de lucidité. Il éprouve toujours des sentiments. Les réactions agressives sont souvent liées à la peur : le fait de ne plus comprendre, de ne plus savoir et de ne plus se repérer est angoissant et la brutalité est un mouvement de défense.

 

Des traitements sont activement cherchés, mais ceux découverts permettent de ralentir le processus de la maladie et non de l’enrayer. Les effets secondaires sont parfois difficiles à supporter. La tacrine est la première molécule découverte en 1994. Son efficacité a été enrayée à cause de sa toxicité pour le foie. Aujourd’hui, les anticholinestérasiques empêchent la destruction du neurotransmetteur, l’acétylcholine, qui permet aux neurones de la mémoire de communiquer.

 

Cette maladie est difficile à vivre pour le patient, mais également pour son entourage. L’aidant est généralement et naturellement le conjoint et/ou un enfant, souvent la fille. La charge est à la fois affective, psychologique, physique et financière. La vigilance finit par devenir permanente et entraîne un épuisement physique et psychologique. Sa vie sociale disparaît et il s’enferme à son tour dans le soutien de la personne malade. Il faut compter en moyenne 15 000 euros par an pour un malade placé dans un établissement et 10 000 euros à domicile. Son rôle a été reconnu avec la loi du 11 février 2005, mais l’investissement personnel n’est pas encore suffisamment reconnu à ce jour. Le Plan Alzheimer concerne la diversification des structures et le soutien aux aidants. Sa création est une avancée et source d’espoir,  mais il faut faire encore plus face à la réalité du terrain. L’Association France Alzheimer et Maladies Apparentées créée en 1985 s’efforce de soutenir les aidants.

 

Sources : link et link

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