Les pas s’effacent derrière toi, le vent emporte dans ses bras les mots qui brûlent. Les paupières baissées sur tes yeux éteignent les lumières trop crues. Les lèvres fermées taisent à jamais les prières que tu as psalmodiées maintes fois. Elles ont sursauté sur le claquement de la porte.

 

Les larmes ne se tarissent jamais, elles coulent dans les rivières glacées qui s’échappent des montagnes. Les ailes soyeuses des oiseaux forment des éventails gracieux. Elles donnent de l’air aux chagrins évanouis des enfants qui ont grandi trop vite.

 

Les murs ont beau s’effondrer, il y a toujours des maçons pour les réparer. Tes pieds ont trébuché sur les pierres et tes genoux écorchés dans la chute ont saigné, mais les plaies ont fini par se refermer. Le souffle des matins qui revivent à jamais ravive les braises du feu endormi alors que la nuit s’est allongée sur lui pour l’étouffer. La porte fermée ne s’ouvrira plus jamais. Sur la peine et les regrets. La vie est là, elle t'attend.

La porte s'est fermée
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