Ce fut un après-midi,  un soir… ou bien un matin.

Il vint la voir et lui parla d’abord d’un ton badin.

Elle lui sourit, et ne répondit point à son baratin.

Il n’osait pas encore lui prendre la main,

Et lui dire qu’elle détenait son cœur en clandestin.

Il avait choisi de lui écrire des alexandrins,

Tous composés de tendres quatrains,

Afin de lui dire, à elle dont il avait le béguin,

Combien il aimait son petit air mutin.

Il se sentait gauche et un peu crétin

Dès qu’il entendait son rire cristallin.

Lorsqu’il se décida à lui donner le parchemin,

Son cœur se mit à battre le tocsin…

Son sourire illumina ses yeux soudain

Lorsqu’elle l’appela, émue, son Valentin.

 

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